Visite du Salon de la création
10/04/2016
Rencontre avec Christian MILLETTE
13/04/2016
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Revue de Presse. Semaine du 11 avril 2016

« Xavier Bertrand interpelle la ministre du Travail sur les vendanges. » 

Ce sont plus de 100 000 travailleurs saisonniers, issus notamment des Hauts-de-France, qui trouvent un emploi dans les vignes de l’Aisne, de l’Aube et de la Marne », vient d’écrire le président (LR) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, à la ministre du Travail Myriam El Khomri. Il s’inquiète de ce que moins de vendangeurs seront embauchés cette année, du fait de la remise en cause par l’inspection du travail de la Marne, en 2015, des traditionnelles conditions d’hébergement des saisonniers. ■

L’Union, jeudi 14 avril 2016

« Après 100 jours, quel Xavier Bertrand avons-nous découvert ? » 

Un président omnipotent Xavier Bertrand se charge lui-même de la délégation « développement économique/emploi » et il n’a pas tardé à faire feu de tout bois, bien aidé par un véritable président-bis nommé Gérald Darmanin. Du coup, les autres vice-présidents ont parfois bien du mal à exister, derrière des délibérations que d’aucuns considéreront comme des gadgets pas à la hauteur, mais qui ont l’avantage de frapper l’esprit des habitants par leurs vertus concrètes et immédiatement compréhensibles : Proch’emploi (un numéro de téléphone pour relier chômeurs et employeurs) ; allégement des charges pour une entreprise suite à une embauche (40M€) ; aide au transport pour les salariés (2,5 M€) ; aide aux éleveurs (3 M€)… Le tout dopé par une équipe de communicants motivée.
Un président omniprésent Quelques jours après son élection, on le croisait au changement d’équipe à Toyota Onnaing, à 5 h! Le début de mandat est du même acabit. Dès potron-minet, il échange par exemple le 1er avril avec les usagers SNCF sur un quai de la gare de Château-Thierry. En président normal, le 8 avril, il serre la main des voyageurs de l’aéroport de Lille-Lesquin sans oublier celles du personnel, des agents de sécurité ou des douaniers. Bras croisés, regard concentré, discours qui manie à la fois l’empathie et la détermination… On a croisé des interlocuteurs séduits. La ficelle peut sembler grosse (« Je suis sur le terrain »), mais s’il ne l’utilisait pas, on lui reprocherait sans doute de s’enfermer dans une tour d’ivoire. Un président confronté aux réalités Force est de constater qu’à Calais, des choses ont bougé. Xavier Bertrand a aussi vécu une semaine d’immersion dans la cité, mais toujours pas d’armée ou de déplacement de la frontière avec l’Angleterre. Bref, il ne peut tout résoudre. Casque sur la tête, il défend les salariés d’Akers Berlaimont, mais ne peut éviter la liquidation judiciaire. Il mouille la chemise, file à Zurich rencontrer les dirigeants de Pentair, mais n’obtient pour l’instant qu’un sursis. Les 60 000 retours à l’emploi promis pour septembre? « S’il n’y a qu’une seule personne que j’aide vraiment à retrouver un travail, ça vaut le coup », explique-t-il au lancement de Proch’emploi. Confronté aux réalités, l’homme revoit-il ses ambitions ?
Un président qui n’insulte pas l’avenir Xavier Bertrand s’éloigne des états-majors parisiens… mais pas des plateaux des médias nationaux. Son discours (« J’ai changé ») fait mouche. Sa cote de popularité fait un sacré bond, dans les Hauts-de-France comme dans l’Hexagone. Il est courtisé par les candidats à la primaire de droite. Forcément, les mauvais esprits y voient un calcul politique : l’homme ne va pas passer sa vie dans le fauteuil d’un président de Région. Il se risque alors à des déclarations au retentissement national, quitte à déstabiliser comme lorsqu’il affirme u’en 1981, il n’aurait pas voté l’abolition de la peine de mort. ■

La Voix du Nord, mercredi 13 avril 2016

« Beaucoup de viticulteurs s’inscrivent dans l’excellence » 

Didier Kohler vient de succéder à Christophe Lemoine, comme vice-président du syndicat général des vignerons (SGV), pour le département de l’Aisne. Didier Kohler, 58 ans au mois de juillet, est récoltant manipulant à Trélou-sur-Marne (hameau de Courcelles). Quelques semaines après son ouverture, quel est le premier bilan de la permanence du SGV, située rue de la Prairie à Château-Thierry ? Beaucoup de viticulteurs viennent là pour les CRD (capsules représentatives de droit). Beaucoup sont originaires de la partie ouest du vignoble de la Vallée de la Marne. Les viticulteurs de l’est, eux, peuvent continuer à aller à Épernay, mais il faut reconnaître qu’à Château-Thierry la structure est plus légère, donc plus conviviale. Comment se comporte la viticulture dans l’Aisne ? Y’a-t-il toujours un complexe d’infériorité par rapport à la Marne? Pas du tout. L’Aisne représente environ 10% du vignoble champenois. Et dans les concours le champagne de l’Aisne est souvent récompensé. Et puis beaucoup de viticulteurs axonais s’inscrivent désormais dans la viticulture durable, dans l’excellence. Au niveau de l’environnement, où en sont les grands dossiers ? Nous souhaiterions être associés davantage à la conception des plans locaux d’urbanisme (PLU), et par rapport à la réalisation des travaux hydroviticoles, on souhaite qu’il y ait là moins de barrières à leur réalisation. Taittinger vient par exemple d’acheter des terres en Angleterre pour y planter des vignes. Les conséquences des changements climatiques sont-elles prises en compte de manière franche par le SGV? Les notions de climat et de terroir sont évidemment complémentaires. Les commissions au sein du SGV sont en ce moment en pleine refonte. Et la création d’une commission sur l’évolution du climat n’est pas à exclure. Les vins effervescents du sud de l’Europe s’imposent de plus en plus comme de sérieux concurrents pour le champagne, y’a-t-il un plan ? C’est compliqué, on souffre depuis des années des contraintes liées à la loi Évin, qui nous demande de ne pas parler directement du produit que nous devons vendre… Le vignoble de l’Aisne fait désormais partie de la région Hauts-de-France, collectivité qui possède des compétences en matière de soutien à l’économie, qu’attendez-vous précisément du président Xavier Bertrand ? Au niveau des aides à l’export par exemple, on souhaite un développement des aides de la Région, du type de celles accordées par la Coface pour les entreprises. Et puis, on peut aussi profiter des moyens des Hauts-de-France pour multiplier nos présences dans les salons du Nord/Pas-de-Calais. Propos recueillis par Michel Mainnevret ■

L’Union, lundi 11 avril 2016

Guillaume Beringer
Guillaume Beringer
Professeur Agrégé à Château-Thierry

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